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Clef sur porte, ça ne veut rien dire...

C'est ce que déclare André Pelgrin, directeur général de la fédération des entrepreneurs généraux en construction, dans un récent article du journal "Le Soir", signifiant par là (en substance) que bon nombre d'entreprises pourraient "prétendre au titre" mais n'use pas de cet argument de vente. André Pelgrin attire également l'attention du candidat bâtisseur face au risque de collusion entre un architecte et l'entreprise...

Yves Arnould, directeur commercial chez Thomas & Piron, explique que le concept "clef sur porte" en dit plus sur le mode de livraison de l'édifice que sur la façon dont il est mis en oeuvre...

Le surcoût lié à ce type de relation contractuelle est de 3 à 7 voire 10%.

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Le « clé sur porte » veut déverrouiller son image

SCHYNS,JULIE

Jeudi 23 décembre 2010

Choisir une entreprise « clé sur porte » pour construire son logement, ça implique quoi ? Elle réalise de manière complète l’habitation, en coordonnant les différents corps de métier : maçons, menuisiers, chauffagistes… Sans que le candidat bâtisseur n’ait à s’occuper de rien. Les plans, les matériaux, le budget, le délai : tout est fixé à l’avance. En général, les entreprises construisent sur le terrain du candidat bâtisseur, mais peuvent également lui en proposer.

D’après André Pelgrin, directeur général de la fédération des entrepreneurs généraux en construction, « le clé sur porte, ça ne veut rien dire. En gros, c’est une entreprise générale qui se charge complètement de la construction d’un logement. Beaucoup d’entrepreneurs ne s’affichent pas en tant que constructeurs “clé sur porte”, pourtant ils pourraient. »

Il y aurait, en Belgique, une quarantaine d’entreprises qui se revendiquent clairement être des constructeurs « clé sur porte ». « Mais, il y a environ 2.500 entreprises générales, affirme André Pelgrin. La moitié des maisons en Belgique sont construites par une entreprise générale. Et parmi ces 50 %, 10 à 15 % sont de vraies “clé sur porte”. »

Pourquoi toutes les entreprises qui prennent en charge la construction complète des logements ne se disent-elles pas « clé sur porte » ? Cette expression connoterait la maison déjà modélisée qui viendrait se poser sur un terrain. Tout le contraire du « sur-mesure » alors ?

Les grands acteurs du secteur démentent. Louis Amory, administrateur délégué chez Maisons Blavier : « Le grand public s’imagine que les habitations réalisées sont des hamburgers qui sortent de l’usine. Bien sûr, nous proposons des modèles aux clients, ils s’en inspirent. Mais, on ne construit pas seulement selon des plans types. »

Un budget modifiable

Selon Yves Arnould, directeur commercial chez Thomas & Piron, « il y a une confusion qui continue à exister dans la tête du grand public. La maison est livrée “prête à habiter”. Le “clé sur porte” est un mode de livraison, pas de construction. On propose des projets mais le client peut toujours les modifier. Les gens pensent souvent qu’une petite modification va coûter les yeux de la tête, c’est faux ! Proposer des projets de référence permet de donner une idée de ce qu’un logement va coûter au client. »

Les entreprises clé sur porte se doivent de respecter la loi Breyne. Celle-ci impose certaines mesures aux constructeurs. Le contrat d’entreprise doit, notamment, mentionner le prix total de l’habitation et le délai d’exécution.« Ce dernier point constitue un gros avantage pour le maître d’ouvrage, dit André Pelgrin. Il n’a pas à se soucier de savoir si le maçon, le menuisier perdent du temps, c’est l’entreprise de construction qui s’en charge. »

Et pour le budget ? Il est également fixé à l’avance, et ne peut être modifié. Une autre garantie pour le candidat bâtisseur. « En contrepartie, le prix de la coordination se paie, construire avec une entreprise “clé sur porte”, ça peut coûter de 3 à 7 % plus cher, parfois jusque 10 % », affirme André Pelgrin.

Le maître d’ouvrage est toujours libre de venir voir l’entreprise de construction avec son propre architecte. D’ailleurs, certaines sociétés n’en emploient pas.

Pierre Pirard, directeur commercial chez TPalm : « Nous n’avons pas d’architectes propres, on veut laisser une liberté au client. Nous respectons le triangle classique “entrepreneurs-architecte-maître d’ouvrage”. »

C’est différent chez Thomas & Piron où les trois pôles du triangle sont pris en charge par la société. « Nous sommes le maître d’ouvrage et le client est considéré comme un acquéreur. C’est pour lui faciliter la tâche. Mais, bien sûr, il peut prendre son propre architecte… »

André Pelgrin souligne que même dans une entreprise « clé sur porte », l’architecte doit travailler pour le client et non pour l’entreprise de construction. « La conception doit rester sous le monopole de l’architecte ; l’entreprise, elle, a le monopole de l’exécution. Mais il arrive que des sociétés sortent un architecte de leur poche. Or, elles le connaissent très bien, l’architecte a alors une liberté limitée et ne travaille plus pour le compte du client. Il faut faire attention. »

Maisons Blavier

Créée officiellement en 1994, Maisons Blavier a commencé ses activités début 1995. L’entreprise fête donc cette année ses 15 ans. Considérée comme l’un des leaders de la construction « clé sur porte » sur le marché belge, elle construit presque exclusivement des maisons. Parfois de petits appartements, mais jamais de gros bâtiments. En 2009, l’entreprise a construit près de 400 logements, dont plusieurs en Flandre, et un peu plus de 300 en 2010.

La société vise le moyen marché, voire les petits budgets. Les habitations construites par Maisons Blavier se situent dans une fourchette budgétaire allant de 80.000 à 400.000 euros.

Thomas & Piron

Louis-Marie Piron et Charles Thomas ont fondé l’entreprise en 1976. Située dans la province du Luxembourg, la société est également active au grand-duché du Luxembourg.

Thomas & Piron construit surtout des maisons et des appartements. Mais aussi des bureaux, des bâtiments publics ou industriels.

En 2009, la société a construit 900 logements. Cette année, elle va passer le cap des 1.000 logements (600 maisons et 400 appartements).

En moyenne, le budget pour un logement construit par Thomas & Piron se situe entre 150.000 et 250.000 euros.

TPalm

Cette société liégeoise, créée en 1965, est un des leaders sur le marché de la construction unifamiliale. Elle est active en Belgique et au grand-duché du Luxembourg.

L’entreprise construit environ 250 logements par an, un chiffre qui reste assez stable d’une année à l’autre. Il s’agit principalement d’habitations quatre façades. TPalm construit également des immeubles de bureaux et à appartements, des bâtiments industriels.

L’entreprise vise le moyen de gamme. La moyenne budgétaire pour construire un logement se situe aux alentours de 190.000 euros.

source: http://www.lesoir.be/actualite/economie/immo/2010-12-23/le-cle-sur-porte-veut-deverrouiller-son-image-810495.php

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