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Vous avez des difficultés à comprendre la génération Y (les 20-30 ans)?

Voici un texte écrit par une jeune adulte américaine qui s'exprime sur sa génération Y.

C'est un peu hors sujet (quoique la génération Y se retrouve aussi dans le secteur de la construction) aussi, je ne le publie que pour une durée limitée.

http://rebekahmonson.com/2010/09/02/twentysomething-gen-y-work/

Traduction:

Les « Twentysomething » : Comment fonctionne ma génération ?

Par Rebekah Monson (traduit de l’anglais)

Il y a eu dernièrement pas mal d’articles dans la presse à propos de ma génération. Pas mal d’entre eux questionnent nos valeurs, notre travail, nos buts. Voici donc mon opinion – certes non-sollicitée – à propos de ma génération, et, plus spécifiquement, de notre vie professionnelle.

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Vous devez comprendre que nous ne démarrons pas avec une attitude positive. Dans nos courtes carrières, nous avons déjà été licencié ou nous craignons que cela nous arrive. Nous avons vu nos parents subir des restructurations et être laissés pour compte par des sociétés qu’ils ont pourtant aidés à bâtir. Nous n’avons pas réussi à trouver un emploi bien qu’ayant fait « tout bien » selon ce qui nous avait été dit et qui devait nous conduire au succès. L’école, l’internat, le travail volontaire, le coaching, etc. Nous avons investi les secteurs où la demande était forte comme les TIC seulement pour assister à l’externalisation de ces emplois outre-mer pour des cacahuètes. Nous avons rallié l’armée, servi notre pays, nous sommes revenus brisés et sans aucune perspective d’emploi correct dans le secteur privé.

Le patronat dans ce pays nous a bien fait comprendre que personne de notre génération ne recevra de montre en or. Nous ne nous faisons aucune illusion par rapport à ça. Pire, beaucoup d’entre nous ne peuvent même pas obtenir d’allocation ou de revenu minimum et personne ne voit d’amélioration en vue sur ce point. Pourquoi ferions-nous de l’emploi quelque chose qui ferait partie de nos principales priorités alors que nous n’avons pas de perspective réaliste nous permettant d’envisager une carrière sur le long terme ? Personne, parmi ceux que je connais de la génération Y (ou de la génération X pour cette question)[1959-1981] ne se fait d’illusion quant au fait que n’importe quel employeur ne lèvera jamais le petit doigt pour eux en tant qu’être humain. Nous acceptons que nous sommes des numéros sur des feuilles de calculs dans le paysage professionnel actuel, mais nous n’avons pas à apprécier cela.

Nous cochons vos cases et nous remplissons les objectifs que vous nous assignez. On joue le jeu gentiment. Mais s’il n’y a pas de bénéfice à courir un kilomètre en plus, pourquoi s’en donner la peine ?

Cela dit, sur le plan financier, nous sommes largement conservateurs. Nos dettes nous effraient. Nous essayons d’épargner plus, de vivre plus « durablement ». Nous ne faisons pas confiance à la sécurité sociale et ne pensons pas que nos cotisations pour la pension serviront lors de notre retraite. Nous attendons pour acheter et évitons les traites mensuelles en vivant chez nos parents. Nous comptons sur votre aide parce que vous nous la proposez. Et si vous ne le faisiez pas, on vous « gratterait » d’une manière ou d’une autre. Beaucoup parmi nous vivent chez leurs parents qui eux-mêmes luttent avec leur bas-salaire et leur trauma financier.

Nous n’avons aucune idée de la manière dont nous pourrons assumer un jour une famille, une maison ou quoi que ce soit qui nous appartiendrait en raison du fait que nous ne pouvons pas obtenir d’emploi avec les avantages basiques et les salaires temps-plein.

On a beau être obnubilé par cela, il faut constater que ce type d’emploi fait de plus en plus défaut dans les entreprises actuelles.

Nous communiquons constamment. Nous adorons collaborer. Nous nous gavons de données. Beaucoup d’entre nous sont imprégnés d’esprit d’entreprendre. Nous inventons, nous bricolons, nous jouons. Rien de tout ceci n’est actuellement valorisé dans la sphère professionnelle actuelle. Mais nous y attachons de l’importance, et chez nous, et chez les autres. Nous avons des projets sur le côté (et nous les gardons pour nous pour que vous ne puissiez pas nous renvoyer).

Nous avons également une conscience et nous nous attendons à ce qu’elle puisse se faire entendre dans le monde de l’entreprise. Nous avons été élevé en étant attentifs aux situations critiques frappant les autres et avons été éveillés aux questions environnementales. Il est important pour nous de nous investir dans notre communauté. Nos amitiés sont profondes. Très profondes. Nous envisageons notre groupe d’amis comme une famille. Et la famille est extrêmement importante à nos yeux. Nous donnons du temps et de l’énergie pour les causes en lesquelles nous croyons. Nous partageons. Nous attendons qu’il en soit ainsi pour nos pairs et pour les sociétés qui nous emploient.

De cette manière nous travaillons, et nous attendons. Nous travaillons et attendons que notre projet sur le côte devienne notre projet principal. Nous travaillons et attendons que le bon type de relations humaines se consolide dans notre vie privée et professionnelle. Nous travaillons et attendons que vous preniez votre retraite pour rendre des fonds et des emplois disponibles dans lesquels nous pourrons « grandir ». Nous travaillons et attendons pour changer d’établissement pour en trouver un plus en accord avec nos valeurs. Non, nous ne voulons pas ce que vous avez, de la même manière que vous ne vouliez pas ce que vos parents ont eu. Nous ne voulons pas passer notre vie en esclaves perpétuellement soumis au burn-out pour une compagnie qui n’a aucune estime pour nous. Nous ne voulons pas nous empêtrer dans de vilains mariages et nous isoler dans de grandes bicoques tape-à-l’œil. Pas plus que vous quand vous aviez notre âge. Bien sûr, ceci arrivera à certains d’entre nous ou peut-être la plupart d’entre nous, mais pour l’heure, nous préférons espérer qu’il n’en sera rien .

Chaque génération accomplit à son tour un nouveau cycle et chaque génération pense pouvoir faire mieux que la précédente. Le temps nous le dira. Mais il y a un grand avantage à atteindre l’âge adulte dans cette Amérique et durant cette période où les choses sont plutôt réputées être « moches » : cela force les décisions précoces à propos de ce qui est important dans la vie. Peu importe comment cela se produit, nous poursuivons avec détermination nos idéaux même lorsque tout espoir semble interdit. Je suis fière de cela. Peut-être, si nous avons de la chance, cette expérience sera payante, lorsque nous aurons l’opportunité d’examiner nos enfants à la lueur crue de notre propre âge, expérience et privilège.

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